jeudi 19 février 2015

Les histoires de Donna Tartt

L'année dernière, Donna Tartt a gagné le prix Pulitzer de la fiction pour son troisième roman intitulé Le Chardonneret, roman qui a connu également un grand succès dans les librairies. Malgré cette reconnaissance, l'écriture de D. Tartt n'est pas unanimement appréciée par les critiques (voir par exemple http://www.vanityfair.com/culture/2014/07/goldfinch-donna-tartt-literary-criticism). Les critiques se demandent en effet si l'écriture de D. Tartt relève de l'art ou non. Je me garderai bien de trancher et d'ailleurs j'y trouve un tout autre intérêt. Cela dit, je précise que je n'ai pas encore  lu son dernier roman, mais je viens de lire avec grand plaisir The Secret History, sa toute première oeuvre, publiée en 1992. 

Platon: peut mieux faire!

Celui (ou celle) qui décide aujourd'hui de s'essayer dans le beau métier de professeur, comprendra bien vite qu'il a plus à apprendre lui-même qu'à faire apprendre à ses élèves. Cela est d'autant plus vrai si la personne a la quarantaine et une certaine expérience de l'école, car elle découvrira tout d'abord que le rapport aux élèves n'a plus rien à voir avec ses souvenirs d'enfance. Ensuite, notre néo-professeur (quel horrible néologisme sorti tout droit d'un novlangue!) va se heurter à ce qu'on pourrait appeler le glacier des nouvelles pédagogies, organisant l'école toute entière autour de l'enfant (ou de l'apprenant) et faisant comprendre par là-même à l'enseignant que son rôle se réduit désormais à celle d'un animateur scolaire.